Bonnes résolutions 
Damien Caccia, Charlotte Flamand, Inès Domange-Haym, Mikaïl Koçak, Cléo Totti 
27 janvier - 10 mars 2018

Premier show de l’année. Éclairage sur une nouvelle génération de plasticiens.nes, et approfondissement d’une tonalité propre à la galerie : attachement à suivre et même faire découvrir de jeunes artistes. Lumière donc sur un corpus de cinq plasticiens, dont les productions décloisonnent les disciplines, autant par le traitement des matériaux que par les techniques mises au point. Bonnes résolutions comme les connexions intelligibles qui se tissent entre les oeuvres dans l’exposition. Régler l’attention. L’univers de chacun circule et croît dans l’espace. Tous abordent des thématiques distinctes tout en s’entremêlant dans les 40m2 de la galerie.
Plus précisément, l’ensemble propose un exercice mental par associations et décompositions esthétiques des formes, puis des idées qui en émergent. Le trouble est jeté au détour d’une forme, au bord d’un mot. Déplacement d’une référence de son champ d’origine, travail du corps sur corps et disparition, recherche du pli, textile ou sonore, superposition de lieux, exercice narratif, mais non illustratif, recherches qui n’en finiront jamais de la couleur.

Bonnes résolutions comme un jeu d’échelle, bonnes résolutions comme la perception qu’on a des choses, mais aussi comme les transformations, les bonnes résolutions évoquent la maîtrise des matériaux et du verbe, un jeu tout en poésie, mais non vidée de violence.

Bref, la genèse de l’année, l’aube de carrière plastique à suivre Le regard attentif, régler l’objectif.

(Texte d’Anna Ozanne) 

Vue de l'exposition - Inès Haym-Domange - Damien Caccia
Inès Haym-Domange - Ile Reno, 2018, Impression sur tissus, 70 x 400 cm - 1400€ 
Port-Spetses, 60 x 300 cm - 1300€
Pêcheur Spetsopoula, 50 x 500 cm - 1500€

Détail - Inès Haym Domange 

Inès Haym Domange - R.3, 2017, acrylique sur toile, 40 x 30 cm - 900€

Inès Haym-Domange
1989, né à Paris, vit et travaille à Bruxelles

Ecole Nationale des Arts et Design de Saint-Etienne 2014
 Master à La Cambre, Bruxelles, 2015

Son travail s’articule sur deux axes opposés, l’extraction et l’assemblage.

Extraire une forme dans un premier temps, la rechercher, l’apprivoiser, l’adapter ( à une idée, à une technique ) puis l’assembler sous forme de série mais aussi dans un environnement créé par l’installation dans laquelle elle est montrée. Inès Haym-Domange cherche dans la forme ce qu’elle n’est pas, mais plutôt ce qu’elle peut évoquer. Elle a un catalogue imaginaire de formes que je me suis créé, ce sont des prétextes pour expérimenter des matériaux, des associations, des couleurs, des contours. Je les extrais de leur « habitat naturel », elles deviennent des symboles à représenter.
Il y a un va et vient entre la nature et l’abstraction, entre le reconnaissable et le méconnaissable, entre la forme et la texture.

Chaque pièce est la suite de la précédente, elles s’imbriquent ensemble comme un puzzle. Crypter l’espace de l’assemblage, pour réaliser un nouvel univers. 

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Damien Caccia - Fenêtre murée n°6, 2017, béton, acrylique sur verre, 56 x 80,5 - 1800€
Fenêtre murée n°3, 2017, béton, acrylique sur verre, 35,5 x 50,5 - 800€
Fenêtre murée n°, béton, acrylique sur verre, 56 x 80,5 - 1800€

Damien Caccia - Fenêtre murée n°3, 2017, béton, acrylique sur verre, 35,5 x 50,5 - 800€

Damien Caccia 
1989, né à Paris, vit et travaille à Bruxelles
 Diplômée de l’ESA des Rocailles, Biarritz 2012
Du palimpseste jusqu’à l’expérimentation des techniques numériques en passant par le portrait, sa démarche a été dominée jusqu’ici par la narration, c’est-à-dire par son désir de raconter ce qui l’entoure en plaçant le spectateur à l’intérieur d’une fiction en train de s’élaborer. Cette fiction constituée par le monde des formes et des couleurs, est, bien sûr, celle de la nature mais une nature fragmentée, rythmique. Elle s’illustre chaque fois à travers un thème qui est à la fois spatial et environnemental (le plongeur, le jardin, les portes, la neige, la nuit, l’étang) . Chaque thème donne lieu à une séquence qui se décline dans un temps d’inégale longueur..
 

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Charlotte Flamand - Feu, 2017, huile sur bois, 18 x 13 cm - 550€
Charlotte Flamand - Euridyce, 2017, huile sur toile, 36 x 42 cm - 1450€

Charlotte Flamand - Feu, 2017, huile sur bois, 18 x 13 cm - 550€

Charlotte Flamand
1991, née à Tours en France, vit et travaille à Bruxelles

Diplômée de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles en peinture, 2017

Charlotte Flamand caractérise sa rencontre avec la peinture comme tardive et comme étant le fruit du hasard. Elle l’envisage néanmoins aujourd’hui comme un lieu où elle peut déployer toute sa volonté et ses ambitions. Son oeuvre explore et interroge les territoires où s’institue le manque dans la représentation.
Utilisant surtout la peinture à l'huile et accordant une attention toute particulière à la préparation des supports, Charlotte Flamand peint d'après des images qu’elle collecte. De ces images, l’artiste prélève ce qu’elle nomme des « noeuds », des rencontres. Il peut s’agir de la correspondance de deux visages, du rapport d’une ombre à l’autre, de la courbe d’un pli. De là, elle compose des lieux répondant aux notions de la perte, du trou, de l’intervalle.


Oeuvres réalisées avec le soutien de la Fondation Moonens.

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Charlotte Flamand - Celle qui manque, 2017, acier, photographie RC deluxe, 15 x 20 cm - 6

Charlotte Flamand - Détail, Celle qui manque, 2017

Vue de l'exposition - Charlotte Flamand - Inès Haym Domange 
Charlotte Flamand - Feu cheveux, 2017, huile sur toile, 29,5 x 24 cm - 960€

Vue de l'exposition - Mikaïl Koçak - Damien Caccia 
Mikaïl Koçak - Flots, Flow, 2018, installation, chaise pliante de plage en bois peint, tissu en coton et flocage en velours, Projection audio et vidéo, 10'42'' en boucle, Dimensions variables - 600€ (chaise + vidéo) 

Vue de l'exposition - Mikaïl Koçak 
Mikaïl Koçak - Détail courbe d'une tapisserie nomade 1, 2018, acrylique et vernis à ongles sur toile, Ø 20 cm

Mikaïl Koçak - Flots, Flow, 2018, installation, chaise pliante de plage en bois peint, tissu en coton et flocage en velours, Projection audio et vidéo, 10'42'' en boucle, Dimensions variables - 600€ (chaise + vidéo) 

Mikaïl Koçak
1989, vit et travaille à Liège, Belgique
Diplômé de l’ÉSAVL, 2015
Le motif, son déplacement et sa reproductibilité sont les leitmotiv de sa recherche. Les inventaires de motifs, tels des alphabets graphiques, sont à la base de compositions personnelles qui interrogent la modification du sens du signe. Des objets de différentes natures, tels que des documents, des photographies, les détails de peintures, des mots lui servent de matière au devenir ornemental. La réalité se dissèque en motifs qui remettent en question l'idée d’une origine réelle, de la matière fixe ou nomade de la permanence de l’état d’une chose ou d’un opinion. Associée à d'autres éléments, déplacée et replacée à volonté sur d'autres surfaces et espaces, se crée des manières différentes d’interpréter. Cet exercice de récupération donne lieu à des rencontres entre personnages de différents points de vue (oriental, occidental, pictural, décoratif, typographique, historique), tout en prenant acte de leur potentiel abstrait. Ces signes ne sont plus des représentations, mais des ornements signifiants. 

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Mikaïl Koçak - Détail d'une capture numérique, 2017, acrylique sur toile, 10 x 10 cm

Mikaïl Koçak - Détail d'une autre tapisserie nomade 3, 2017, acrylique sur toile, 10 x 10 cm 

Vue de l'exposition - Cléo Totti

Cléo Totti - Malkhuth 1.01, 2017, cire et pigment - 700€

Cléo Totti - Malkhuth 1.01, 2017, cire et pigment - 500€

Cléo Totti
1989, Née à Liège, vit et travaille à Liège

Diplômée de l’Ecole de Recherche graphique, Bruxelles, 2015
Cléo Totti développe une œuvre qui oscille entre la peinture et la sculpture. Si elle recourt à de nombreux autres médias (photographie, performance, vidéo et son) et utilise des matériaux aussi variés que le tissu, le pvc, le latex, le polystyrène, le plâtre, le polyuréthane, mais aussi des plantes et autres matières organiques, c'est dans une volonté d'explorer et d'appréhender la culture matérielle, technique et visuelle contemporaine.
Depuis ses débuts, Cléo Totti concentre son travail sur la relation entre l'homme et la technologie et la dissolution du monde industriel à l'ère du digital. Comme une résistance à la norme et aux formes imposées, elle maltraite, use et déforme des fragments de corps et d'objets choisis pour leur puissance d'évocation intime et charnelle. Sous une apparente beauté rappelant les canons de la sculpture antique, ses œuvres hybrides aux couleurs criardes et artificielles stigmatisent la perte de repères d'un monde en constante mutation. Il en résulte des paysages latents, entre réalité et fiction, où l'humain n'a plus sa place que par fragments. Jeu sur la présence et l'absence, ils sont des espaces ouverts aux possibilités et à l'imagination du spectateur. 

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Vue de l'exposition 
Cléo Totti - Malkhuth 1.01, 2017, plâtre, cire et pigment - 800€